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Le Patrimoine Minier

Avant le XIXe siècle, Aubin était un bourg agricole très étendu. En 1828, avec l'arrivée du duc Decazes, l'exploitation du charbon commence et les premiers complexes métallurgiques apparaissent. Aubin et toutes les communes du bassin allaient se transformer, la révolution industrielle était là.
Sur la commune d'Aubin on exploitait le charbon en sous-sol (galeries de mines souterraines) et à ciel ouvert ("Découvertes" de la Vaysse et de Combes).
En 1846, la société Riant Frères est fondée dans le quartier du Gua. Ce dernier est réaménagé pour accueillir les aciéries et les forges. Ainsi, entre extraction du charbon et production de fer laminé, l'économie se développe rapidement et la commune aussi. Aubin voit sa population augmenter : 2 957 habitants en 1877 pour 9 986 habitants en 1906.
Mais, rapidement, la récession arrive. Suite à un traité de libre-échange sur le fer avec l'Angleterre (1855), les forges ferment en 1886 et les premiers travailleurs quittent le pays noir. L'exploitation charbonnière, elle, est maintenue, mais les nouvelles énergies se développent, et les premières mines de fond ferment dès 1961. La dernière mine du bassin fermera en 1966. C'est la fin d'une grande épopée.
De cette époque, Aubin a gardé des éléments patrimoniaux, essentiellement concentrés sur les quartiers du Gua et de Combes, les quartiers des mines et des mineurs.

En juillet et août, des visites guidées du Plateau des Forges du Gua sont organisées afin de revivre cette épopée industrielle. Pour plus de renseignements, rendez-vous à la page Visites guidées. Deux dépliants de visite ont été édités, un sur le quartier du Gua et un autre sur le quartier de Combes. Ils sont en téléchargement via les liens suivant : Dépliant du Gua ; Dépliant Combes

Le plan d'eau du Gua

Ce plan d'eau a été créé de toutes pièces (ainsi que le plateau des Forges) par la main de l'homme, sur le ruisseau de l'Enne. Il servait de réserve d'eau aux Aciéries et Forges du Gua installées juste au dessus. Le bâtiment que l'on voit sur la photo, appelé "les arcades", était le siège de la direction et du personnel administratif de la "Compagnie des Forges"
Aujourd'hui, ce plan d'eau est un lieu de détente où les Aubinois aiment se promener et pêcher.

 

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Les cheminées des anciennes forges

Construites il y a 150 ans, elles mesurent 49 mètres de haut et possèdent de belles têtes ouvragées. Elles sont inscrites à l'inventaire des Monuments Historiques.
Elles ont été le lieu d’un événement tragique en 1869 lors d’une grève des mineurs. La grève tourna en émeute et l’armée tira sur la foule faisant dix-sept morts, dont deux femmes et un enfant de sept ans.
Cet événement inspira à Victor Hugo un poème intitulé « Aubin », et un passage de Germinal à Emile Zola.
En 2009, la Municipalité a érigé un "Mémorial des Fusillés" sur la plateau des Forges rendant ainsi hommage aux victimes de cette fusillade.

 

L’école Jules-Ferry du Gua

Sous l’impulsion de M. Coince, directeur des Mines et des Usines, l’école Jules-Ferry a été construite grâce à l’argent de la Caisse de secours des mineurs. Les mineurs ayant donné leur accord, on édifia la première école d’Aubin, alors réservée aux garçons.
Construite de 1876 à 1880 par l’architecte Brune ( Grand Prix de Rome), elle est souvent qualifiée de véritable « palais scolaire ».
Ce « palais » est un superbe bâtiment de 59 mètres de long pour 12 mètres de large. Il comprend un sous-sol qui servait autrefois de cave, un rez-de-chaussée réservé aux classes, un premier étage destiné aux logements du personnel (avec des terrasses à chaque extrémité) et un deuxième étage surmonté d’un campanile avec horloge et cadran couronnant l’édifice, le tout bâti dans une parfaite harmonie.
Aujourd’hui, cet édifice n’a pas perdu sa vocation : c’est toujours une école qui accueille chaque année de nombreux enfants, filles et garçons confondus.



L’église Notre-Dame du Gua (Monument Historique inscrit)

Inaugurée en 1867, elle a été construite sur l’emplacement de l’ancienne église en bois. Les plans ont été réalisés par l’architecte parisien Boileau qui s’inspira, pour les charpentes métalliques, des pavillons Baltard des anciennes Halles de Paris. Les cloches furent installées en 1899, au sommet du fier clocher de plus de 30 mètres de haut. L’intérieur reçut un remarquable chemin de croix et, en 1913 et en 1916, on reconstitua la grotte de Lourdes (de part et d’autre de l’entrée) et l’on aménagea la chapelle Notre-Dame de la Piété. Cette église a été construite grâce à la contribution financière et technique des Aciéries et Forges du Gua qui coulèrent la charpente métallique.

L'église est ouverte au public de mars à novembre, les vendredi, samedi et dimanche de 10 h à 18 h. Historique et description à disposition à l'entrée de l'édifice.

L’église Notre-Dame des Mines à Combes
(Monument Historique inscrit)

Construite en 1949, elle remplace la « chapelle provisoire » utilisée depuis 1879 dans un grand baraquement des Houillères.
Bâtie en brique, elle rend hommage aux mineurs par une série de fresques de Gabriel Geniès (Grand Prix de Rome 1951). Ces fresques, aux tons noirs et gris rehaussés d’orangé et de bleu, retracent le dur travail des mineurs du bassin, devant une Vierge à l’Enfant qui les bénit de la main droite.
Une galerie de mine reconstituée accueille la chapelle de la Nativité et sa crèche de Noël.

L'église est ouverte au public tous les jours de 9 h à 18 h (digicode).Historique et description à disposition à l'entrée de l'édifice.


La statue du mineur

La statue du mineur, offerte à la ville par le Musée de la Mine, a été sculptée en 1990. Elle représente un vieux mineur, torse nu, le corps buriné et noueux. Ses outils sont tombés sur un sol de granite et sa main semble interpeller le temps, tout un symbole.
C’est une œuvre du sculpteur aveyronnais Rémy Coudrain : www.coudrain-sculpteur.com

La forêt de la Vaysse

Dès 1836, le cadastre faisait état de l'exploitation de la petite "charbonnière de la Vaysse" par une famille. Rapidement, la Compagnie va acheter les concessions et exploiter ce gisement
(une partie de la forêt actuelle).
En 1860, la Compagnie décide d'exploiter à ciel ouvert : la découverte de la Vaysse était née. On pouvait extraire entre 400 et 600 tonnes de charbon par jour (soit environ 180 000 tonnes par an). Pour évacuer le charbon, on fit construire un tunnel d'un kilomètre de long qui menait à Combes. Vers 1884, le gisement présenta des signes d'épuisement et l'exploitation s'arrêta.
Le site de la Vaysse fut alors reboisé en grande partie avec des robiniers (faux acacias). Ce reboisement était "stratégique" : le bois des robiniers servait, avec d'autres essences, au boisage des galeries de mines souterraines.
Aujourd'hui, la forêt de la Vaysse est le poumon du bassin de Decazeville. Cest un lieu de détente privilégié.

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