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Le
Patrimoine Minier
Avant le XIXe siècle,
Aubin était un bourg
agricole très étendu. En 1828, avec l'arrivée
du duc Decazes, l'exploitation du charbon commence et les
premiers complexes
métallurgiques apparaissent. Aubin et toutes les
communes du bassin allaient se transformer, la révolution
industrielle
était là.
Sur la commune d'Aubin on exploitait le charbon en sous-sol
(galeries de mines souterraines) et à ciel ouvert
("Découvertes"
de la Vaysse et de Combes).
En 1848, la société Riant Frères est
fondée dans le quartier du Gua. Ce dernier est
réaménagé
pour accueillir
les aciéries et les forges. Ainsi, entre extraction
du charbon et production de fer laminé, l'économie
se développe rapidement
et la commune aussi. Aubin voit sa population augmenter
: 2 957 habitants en 1877 pour 9 986 habitants en 1906.
Mais, rapidement, la récession arrive. Suite à un
traité
de libre-échange sur le fer avec l'Angleterre (1855),
les forges ferment en 1887 et les premiers travailleurs
quittent
le pays noir. L'exploitation charbonnière,
elle,
est maintenue, mais les nouvelles énergies
se développent,
et les premières mines de fond ferment dès
1951. La dernière mine du bassin fermera en 1962.
C'est la fin d'une grande épopée.
De cette époque, Aubin a gardé des éléments patrimoniaux,
essentiellement concentrés sur les quartiers
du Gua et
de Combes, les quartiers des mines et des mineurs :
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Les
cheminées des anciennes forges
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Construites il y a 150 ans, elles mesurent 49 mètres
de haut et possèdent de belles têtes ouvragées.
Elles sont classées Monument Historique.
Elles ont été le lieu d’un événement tragique
en 1869 lors d’une grève des mineurs. La grève tourna en émeute
et l’armée tira sur la foule faisant dix-sept morts, dont deux
femmes et un enfant
de sept ans.
Cet événement inspira à Victor
Hugo un poème intitulé « Aubin »,
et un passage de
Germinal à Emile Zola.
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Le
plan d'eau du Gua
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Ce plan
d'eau a été créé de toutes
pièces (ainsi que le plateau des Forges) par la main de
l'homme, sur le ruisseau de l'Enne. Il servait de réserve
d'eau aux Aciéries
et Forges du Gua installées
juste
au
dessus. Le bâtiment que l'on voit sur la photo, appelé "les
arcades",
était le siège de la direction et du personnel
administratif de la "Compagnie des Forges"
Aujourd'hui, ce plan d'eau est un lieu de détente où les
Aubinois aiment se promener et pêcher. |
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L’école
Jules-Ferry du Gua
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Sous
l’impulsion de M. Coince,
directeur des Mines et des Usines, l’école Jules-Ferry
a été construite grâce à l’argent
de la Caisse de secours des mineurs. Les mineurs ayant donné leur
accord, on édifia la première école d’Aubin,
alors réservée aux garçons.
Construite de 1876 à 1880 par l’architecte Brune ( Grand Prix de
Rome), elle est souvent qualifiée de véritable « palais scolaire ».
Ce « palais » est un superbe bâtiment de 59 mètres de
long pour
12 mètres de large. Il comprend un sous-sol qui servait autrefois
de cave, un rez-de-chaussée réservé aux classes, un premier étage
destiné aux logements du personnel (avec des terrasses à chaque
extrémité) et un deuxième étage surmonté d’un
campanile
avec horloge et cadran couronnant l’édifice, le tout bâti
dans une parfaite harmonie.
Aujourd’hui, cet édifice n’a pas perdu sa vocation : c’est
toujours
une école qui accueille chaque année de nombreux enfants,
filles et garçons confondus. |
L’église
Notre-Dame du Gua (Monument Historique inscrit)
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Inaugurée
en 1867, elle a été construite sur l’emplacement
de l’ancienne église en bois. Les plans ont été réalisés
par l’architecte parisien Boileau qui s’inspira, pour les charpentes
métalliques, des pavillons Baltard des anciennes Halles de Paris. Les
cloches furent installées en 1899, au sommet du fier clocher de plus de
30 mètres de haut. L’intérieur reçut un remarquable
chemin de croix et, en 1913 et en 1916, on reconstitua la grotte de Lourdes (de
part et d’autre de l’entrée) et l’on aménagea
la chapelle Notre-Dame de la Piété. Cette église a été construite
grâce à la contribution financière des Houillères
et à l’aide des Aciéries et Forges du Gua qui coulèrent
la charpente métallique. |
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L’église
Notre-Dame des Mines à Combes
(Monument Historique inscrit) |
Construite en 1949, elle remplace la « chapelle
provisoire » utilisée depuis 1879 dans un grand
baraquement des Houillères.
Bâtie en brique, elle rend hommage aux mineurs par une série de
fresques de Gabriel Geniès (Grand Prix de Rome 1951). Ces fresques, aux
tons noirs et gris rehaussés d’orangé et de bleu, retracent
le dur travail des mineurs du bassin, devant une Vierge à l’Enfant
qui les bénit de la main droite.
Une galerie de mine reconstituée accueille la chapelle de la Nativité et
sa crèche de Noël. |
La statue
du mineur
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La
statue du mineur, offerte à la ville par le Musée de la
Mine, a été sculptée
vers 1975. Elle représente
un vieux mineur, torse nu, le corps buriné et noueux.
Ses outils sont tombés sur un sol de granite et sa
main semble interpeller le temps, tout un symbole. C’est
une œuvre du sculpteur aveyronnais Rémy Coudrain.
www.coudrain-sculpteur.com |
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La
forêt
de la Vaysse |
Dès 1836,
le cadastre faisait état de l'exploitation
de la petite "charbonnière de la Vaysse" par
une famille. Rapidement, la Compagnie va acheter les concessions
et exploiter
ce gisement
(une partie de la forêt actuelle).
En 1860, la Compagnie décide
d'exploiter à
ciel ouvert : la découverte de la Vaysse était
née. On pouvait
extraire entre 400 et 600 tonnes
de charbon par jour (soit
environ 180 000 tonnes par an). Pour évacuer le charbon,
on fit construire un tunnel d'un kilomètre de long
qui menait
à Combes. Vers 1884, le gisement présenta des
signes d'épuisement
et l'exploitation s'arrêta.
Le site de la Vaysse fut alors reboisé en grande partie
avec des robiniers (faux acacias). Ce reboisement était "stratégique"
: le bois
des robiniers servait au boisage des galeries
de mines souterraines.
Aujourd'hui, la forêt de la Vaysse est le poumon du
bassin de Decazeville. Cest un lieu de détente privilégié. |
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