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Perché depuis l’Antiquité sur
son éperon rocheux, le Site du Fort veille sur Aubin et
la vallée de l’Enne.
Déjà les Romains, vers 193 après J. C, soucieux de protéger
les richesses naturelles de la vallée (minerais de charbon et de fer,
source thermale), avaient édifié une véritable forteresse,
qui deviendra par la suite, le château des seigneurs d’Albin, comtes
du Rouergue. Aubin était né.
Protégé par une paroi rocheuse de plus de 12 mètres de haut
et scindé de remparts, le fort d’Aubin était réputé imprenable.
Au plus haut sommet, sur l’étroite dorsale du piton, se devinent
encore des points de guet ou de tir. Là se trouvaient les fortifications
maçonnées, les tours carrées dont on voit en divers points
les embases.
Le fort conservera jusqu’au XVIIIe siècle son utilité comme
position militaire et stratégique avant d’être abandonné.
De l’ancien fort nous sont parvenus la tour carrée et l’église.
Délaissé pendant plus de 30 ans, le site a retrouvé sa beauté d’antan
grâce au travail de restauration de l’association Les Amis du Vieil
Aubin, créée en 1989.
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Le
buste de la Vierge à l’Enfant |
Erigée en 1858, elle fut foudroyée
lors d’un violent orage le 4 septembre 1964. Remise en état
par l’association Les Amis du Vieil Aubin, elle fut placée à l’entrée
du fort et inaugurée le 15 juin 1996.
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Ce four, dont la voûte a été retrouvée intacte dans la cour
d'une maison, a été restauré par les Amis
du Vieil Aubin.
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L’église de la Cène
ou Saint-Amans du Fort
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Petite église à l’abside
préromane,
construite sur l’emplacement même d’un
temple païen, elle a été modifiée
en 1395 lorsque l’on ajouta la « tour clocher » dans
le prolongement exact de la nef. Cette tour, haute de 12
mètres, faisait
partie du système défensif du fort, servant à la
fois de clocher et de tour de guet.
Délaissée dès le XIIe siècle
au profit de l’église Notre-Dame d’Aubin
puis abandonnée définitivement
au XVIIe siècle, elle fut sauvée en 1858, grâce à trois
frères jésuites qui organisèrent une souscription publique
pour sa restauration. Elle fut alors rendue au culte.
Une procession a lieu tous les ans, le jour du vendredi Saint.
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Deuxième vestige du Fort, elle était
utilisée
uniquement pour le guet et la défense du site. Jamais
elle ne fut habitée, et son sol d’ailleurs n’est
rien d’autre que le rocher. Sa position au sommet du piton
rocheux la rendait imprenable. On y accède toujours par
des escaliers creusés à même le roc, seuls
témoins du passé gallo-romain .
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Chemin de croix et calvaire
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Les 14
stations ont été érigées
en 1858 sur l’arête rocheuse, grâce à une
souscription publique. Le chemin de croix mène à la
statue de la Vierge puis au calvaire.
On le gravit le jour du
vendredi Saint dans le chant
des cantiques.
Le sommet du Fort offre une magnifique vue sur la vallée de l’Enne
et sur la ville d’Aubin (église Notre-Dame d’Aubin, quartier
du
Gua et ses cheminées…)
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